Noël au Liban : Un Voyage Gustatif et Nostalgique avecLes 2 Libanais à Marseille

Les traditions de Noël au Liban sont un mélange enchanteur de saveurs, d’odeurs et de souvenirs que Jad et Chaddi, deux frères artisans traiteurs, perpétuent avec passion dans leur épicerie fine à Marseille. Leur histoire est un témoignage vivant de la richesse culturelle et gastronomique des fêtes de fin d’année au Liban , qu’ils partagent aujourd’hui avec leurs clients marseillais.

Sommaire

  1. Les souvenirs d’enfance de Jad et Chaddi
  2. Les préparatifs de Noël au Liban
  3. La gastronomie libanaise des fêtes
  4. Le repas traditionnel de Noël : un moment de partage et de transmission
  5. Les traditions religieuses et culturelles
  6. L’épicerie fine à Marseille : un pont entre deux cultures
noel au liban avec les 2 libanais à marseille

Les souvenirs d'enfance de Jad et Chaddi Les 2 Libanais

Une enfance baignée dans la magie de Noël libanais

Jad et Chaddi se souviennent avec émotion de leurs Noëls d’antan à Beyrouth . L’excitation montait dès le début du mois de décembre, lorsque les rues de la capitale libanaise commençaient à se parer de leurs décorations de fête. Les illuminations scintillantes, les décorations colorées et l’odeur des marrons chauds vendus au coin des rues créaient une atmosphère féerique qui enchantait les deux frères.

« Dès que les premières décorations apparaissaient dans les rues de Beyrouth, nous savions que la magie de Noël allait opérer », se souvient Jad avec nostalgie. « Les vitrines des magasins se transformaient en tableaux de fête, et l’air véritable semblait chargé d’une excitation palpable.« 

La préparation du sapin familial

Un des moments les plus attendus était la décoration du sapin de Noël . Toute la famille se réunissait pour cet événement, transformant leur maison en un véritable atelier du Père Noël. Chaddi raconte : « Nous passions des heures à accrocher les guirlandes et les boules, en écoutant les chants de Noël libanais que notre mère adorait. C’était un moment magique de partage et de créativité. »La tradition voulait que chaque année, un nouvel ornement soit ajouté au sapin, souvent fabriqué à la main par les enfants. « Ces décorations racontaient l’histoire de notre famille », ajoute Jad. « Chacune avait sa propre signification et ses propres souvenirs attachés. »

Les préparatifs de Noël au Liban

La tradition de la Sainte-Barbe

Le 4 décembre marquait le début officiel des festivités avec la Sainte-Barbe . Cette tradition, profondément ancrée dans la culture libanaise, était un moment particulier pour les deux frères. Chaddi explique : « Nous plantons des graines de blé, de lentilles et de pois chiches dans du coton. C’était fascinant de les voir germer et pousser jusqu’à Noël, symbolisant la renaissance et l’espoir. »Cette coutume, qui remonte à des siècles, est un bel exemple de la façon dont les traditions chrétiennes et païennes se sont mélangées au fil du temps au Liban. Les pousses vertes qui en résultaient étaient souvent utilisées pour décorer la crèche ou la table du réveillon.

Le marché de Noël de Beyrouth

Les frères se rappellent avec nostalgie leurs visites au marché de Noël de Beyrouth. « Les odeurs de pain d’épices, de cannelle et de pin se mêlaient, créant un parfum unique qui annonçait les fêtes », explique Jad. Ils aimaient particulièrement admirer les crèches artisanales exposées, chacune racontant à sa manière l’histoire de la Nativité.« Le marché était un véritable kaléidoscope de couleurs et de sons », poursuit Chaddi. « On y trouve des artisans venus de tout le pays, proposant des décorations faites main, des friandises traditionnelles et des cadeaux uniques. C’était l’endroit idéal pour s’imprégner de l’esprit de Noël. »

La Gastronomie Libanaise des Fêtes de Fin d'Année

La fête du réveillon

Le repas de Noël libanais était toujours un moment fort pour la famille. Chaddi, qui a hérité de la passion culinaire de sa grand-mère, se souvient : « La table croulait sous les plats traditionnels. Il y avait toujours du kebbeh , des feuilles de vigne farcies , et bien sûr, le fameux poulet aux marrons . 

« La préparation de ce festin était un véritable rituel familial qui commençait plusieurs jours avant Noël. Chaque membre de la famille avait son rôle à jouer, des plus jeunes aux plus âgés.  C’était une façon de transmettre nos traditions culinaires de génération en génération », explique Jad.

Les douceurs de Noël

Aucun Noël n’était complet sans les desserts traditionnels. « Le meghli , ce pudding à la cannelle et aux noix, était mon préféré », confie Jad. « Et que dire des sablés en forme d’étoile que notre Grand Mère préparait chaque année ? L’odeur qui s’échappait reste gravée dans ma mémoire. « Les maamoul , ces petits gâteaux fourrés aux dattes ou aux noix, étaient également incontournables. Leur préparation était souvent l’occasion de réunir plusieurs générations de femmes de la famille, chacune apportant sa touche personnelle à la recette transmise de mère en fille.

Le repas traditionnel de Noël : un moment de partage et de transmission

Le « Gros Souper » libanais

Dans la tradition libanaise, le repas de Noël, souvent appelé le « Gros Souper », est un moment central des festivités. Jad se souvient avec émotion : « Notre grand mère et notre mère passaient des jours à préparer ce festin. C’était un véritable rituel familial qui rassemblait toutes les générations autour de la table. »

Les plats emblématiques

Le repas traditionnel de Noël au Liban se compose généralement de plusieurs plats symboliques :

Le kibbeh nayeh :

Ce tartare de viande d’agneau finement hachée et mélangée à du blé concassé représente la pureté et la simplicité de la naissance du Christ. « C’est un plat qui demande beaucoup de savoir-faire », explique Chaddi. « La qualité de la viande et le mélange des épices doivent être parfaits. »

La volaille farcie aux marrons : 

Ce plat symbolise l’abondance et la générosité. Chaddi raconte : « La farce aux marrons était la spécialité de notre grand-mère. Son parfum emplissait toute la maison et annonçait le début des festivités. »

Les feuilles de vigne farcies :

Représentant la patience et le soin apporté à la préparation du repas, ce plat demande du temps et de la précision. « C’était toujours un moment de convivialité lorsque nous nous réunissions pour rouler les feuilles de vigne », se souvient Jad.

Les desserts traditionnels

Le repas se termine par les fameux « 13 desserts », une tradition que Jad et Chaddi ont adaptée à Marseille. Parmi ces desserts, on trouve :

  • Le meghli : Ce pudding de riz à la cannelle et aux noix symbolise la naissance et le renouveau. Il est traditionnellement servi pour célébrer une naissance, ce qui le rend particulièrement approprié pour Noël.
  • Les maamoul : Ces petits gâteaux fourrés aux dattes ou aux noix représentent la douceur de la période de Noël. Leur forme et leurs motifs varient selon leur garniture, ce qui en fait de véritables petites œuvres d’art comestibles.

Le rituel du partage

« Le plus important dans ce repas, ce n’est pas tant ce qu’on mange, mais le fait d’être ensemble », souligne Jad. « Chaque plat est partagé, chaque bouchée est l’occasion d’échanger des souvenirs, des anecdotes. C’est un moment où les liens familiaux se resserrent et où les traditions se transmettent naturellement. »Chaddi ajoute : « Nous avons toujours eu pour tradition d’inviter une personne seule à notre table. C’est une façon de perpétuer l’esprit d’accueil et de partage si cher à la culture libanaise. Noël, c’est avant tout une fête de l’amour et de la générosité. »

Les traditions religieuses et culturelles

La messe de minuit

Bien que leur famille ne fût pas particulièrement pratiquante, Jad et Chaddi se rappellent avoir assisté quelques fois à la messe de minuit . « L’atmosphère dans l’église était magique », raconte Chaddi. « Les chants, l’encens, les bougies… Tout contribuait à créer un moment hors du temps. »La messe de minuit était l’occasion de revêtir ses plus belles habitudes et de retrouver toute la communauté. « C’était un moment de communion, pas seulement religieuse, mais aussi sociale », explique Jad. « On y croisait des voisins, des amis, et l’ambiance était à la fois solennelle et joyeuse. »

L'épicerie fine Les 2 Libanais à Marseille : Un pont entre deux cultures

Recréer l’ambiance de Noël libanais

Aujourd’hui, dans leur épicerie fine à Marseille, Jad et Chaddi s’efforcent de recréer l’ambiance des Noëls de leur enfance. « Nous décorons la boutique avec des guirlandes et des étoiles comme celles que nous avions à Beyrouth », explique Chaddi. « Et bien, nous diffusons des chants de Noël libanais pour plonger nos clients dans l’atmosphère sûre. »L’épicerie devient un véritable petit coin de Liban pendant la période des fêtes. Les odeurs d’épices, les décorations traditionnelles et l’accueil chaleureux des deux frères transportent les clients dans l’ambiance festive de Beyrouth.

Les saveurs de Noël au Liban à Marseille

L’épicerie propose une sélection de produits spécialement choisis pour les fêtes. « Nous importons des épices traditionnelles pour le meghli, des marrons pour le poulet farci, et même des décorations artisanales libanaises », détaille Jad. « Notre objectif est de permettre à la communauté libanaise de Marseille de retrouver les saveurs de leur enfance, mais aussi de faire découvrir ces traditions aux Marseillais. »Les frères proposent également des plats préparés pour ceux qui souhaitent goûter à la cuisine libanaise de Noël sans avoir à la préparer eux-mêmes. « C’est une façon de partager notre héritage culinaire avec notre communauté d’adoption », explique Chaddi.

Le panier de Noël libanais

Jad et Chaddi ont créé un panier de Noël spécial qui reprend la tradition du  » panier des pauvres « . « Nous y mettons sept aliments symboliques, comme des noix, des dattes, des raisins secs. C’est une belle façon de partager nos traditions avec nos clients marseillais », explique Jad.Ce panier est devenu très populaire, non seulement auprès de la communauté libanaise de Marseille, mais aussi auprès des locaux curieux de découvrir de nouvelles traditions. « C’est touchant de voir comment nos traditions libanaises peuvent trouver un écho ici, à Marseille », confie Chaddi.

Un Noël entre deux rives

Pour Jad et Chaddi, Noël reste une période magique, riche en souvenirs et en émotions. À travers leur épicerie fine à Marseille, ils perpétuent les traditions de leur enfance tout en les partageant avec leur communauté d’adoption. « Noël, c’est un moment de partage et d’ouverture », conclut Chaddi. « Que ce soit à Beyrouth ou à Marseille,

Facebook
Twitter
LinkedIn
Retour en haut