A travers notre entreprise et nos spécialités culinaires, nous espérons devenir de véritables ambassadeurs du Liban, notre pays d’origine . Ce pays du Proche-Orient, est une terre riche en histoire, en culture et en traditions. Situé sur la côte est de la Méditerranée, il est souvent décrit comme un pont entre l’Orient et l’Occident. Cette préface vise à présenter le Liban sous différents aspects : son histoire, sa culture, sa géographie, son agriculture, ses produits typiques, ses bouleversements et son évolution, les produits à l’origine de sa gastronomie cosmopolite. Laissez nous vous présenter l’histoire et la culture du Liban, nos racines
L'histoire de notre pays le Liban
Le Liban possède une histoire millénaire, marquée par de nombreuses civilisations et empires. Les Phéniciens, peuple de navigateurs et de commerçants, ont fondé des cités-États prospères telles que Tyr, Sidon et Byblos. Leur influence s’étend à travers la Méditerranée, laissant un héritage durable en matière de commerce et de culture.
Au fil des siècles, le Liban a été envahi et occupé par divers empires : égyptien, byzantin, omeyyade, abbasside, mamelouk, ottoman et enfin français. Chacune de ces civilisations a laissé une empreinte sur le pays, contribuant à la formation de son identité complexe et multiculturelle.
La création du Grand Liban
La création du Grand Liban en 1920 sous mandat français marque un tournant majeur dans l’histoire du pays. Cette décision, prise dans le cadre des accords Sykes-Picot et du démantèlement de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, a établi les frontières actuelles du Liban. Le mandat français a duré jusqu’en 1943, période durant laquelle les bases de l‘État moderne libanais ont été posées, notamment avec l’adoption d’une constitution en 1926.
L’indépendance du Liban,
L’indépendance du Liban, proclamée le 22 novembre 1943, a été suivie d’une période de relative prospérité économique et culturelle. Le pays est alors surnommé la « Suisse du Moyen-Orient » en raison de sa stabilité politique et de son dynamisme économique. Cette période a vu l’émergence de Beyrouth comme centre financier et culturel régional.
Cependant, cette prospérité masque des tensions internes croissantes, liées notamment aux déséquilibres confessionnels et sociaux. Ces tensions, exacerbées par des facteurs régionaux comme le conflit israélo-arabe et la présence de réfugiés palestiniens, ont conduit à l’éclatement de la guerre civile en 1975.
La guerre civile (1975-1990) nous étions enfants
La guerre civile (1975-1990) a été une période dévastatrice pour le Liban. Elle est impliquée dans de nombreuses factions libanaises ainsi que des acteurs étrangers, notamment la Syrie et Israël. Le conflit a provoqué des destructions massives, des déplacements de population et a profondément divisé la société libanaise.
Mais pour nous elle a marquée notre enfance dans une famille aimante et solidaire.
Depuis la fin de la guerre civile en 1990, le Liban s’efforce de reconstruire son économie et ses institutions. Les accords de Taëf, signés en 1989, ont posé les bases d’un nouveau système politique visant à équilibrer les pouvoirs entre les différentes communautés. Cependant, la reconstruction a été entraînée par plusieurs facteurs :
Géographie du Liban
Le Liban est un pays de contrastes géographiques. Il est dominé par deux chaînes de montagnes parallèles : le Mont-Liban et l’Anti-Liban, séparés par la plaine fertile de la Bekaa. Le Mont-Liban, avec ses sommets atteignant plus de 3000 mètres, est célèbre pour ses cèdres emblématiques, symboles du pays.
Le littoral méditerranéen est parsemé de plages et de ports historiques, tandis que l’intérieur du pays offre des paysages variés allant des vallées verdoyantes aux plateaux arides. Cette diversité géographique se reflète également dans les climats, allant du climat méditerranéen doux sur la côte à des hivers rigoureux dans les montagnes.
Le Mont-Liban
Le Mont-Liban est la chaîne de montagnes la plus emblématique du pays, s’étendant sur environ 170 kilomètres du nord au sud. Elle atteint son point culminant au Kornet el-Saouda, à une altitude de 3 088 mètres, ce qui en fait l’une des montagnes les plus élevées du Proche-Orient. Cette chaîne montagneuse est divisée en plusieurs sections, chacune ayant ses caractéristiques géographiques et climatiques propres.
Les Cèdres du Liban
Le Mont-Liban est célèbre pour ses cèdres, arbres majestueux qui sont devenus le symbole du pays. Les forêts de cèdres, autrefois abondantes, ont été largement exploitées au cours des siècles pour leur bois précieux. Aujourd’hui, des efforts de conservation sont en cours pour protéger les cèdres restants, notamment dans la réserve des Cèdres de Dieu à Bcharré, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les Villages de Montagne du Mont-Liban
Les pentes du Mont-Liban abritent de nombreux villages pittoresques, chacun avec son caractère unique. Ces villages sont souvent perchés à flanc de montagne, offrant des vues spectaculaires sur la vallée et la mer Méditerranée. Ils sont connus pour leur architecture traditionnelle en pierre, leurs églises maronites et leurs marchés locaux.
Climat et Agriculture du Mont-Liban
Le climat du Mont-Liban varie considérablement en fonction de l’altitude. Les zones basses bénéficient d’un climat méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. À des altitudes plus élevées, les hivers sont rigoureux, avec des chutes de neige importantes, ce qui permet la pratique du ski dans des stations comme Faraya et Mzaar.
L’agriculture est une activité importante dans les montagnes du Liban. Les terrasses agricoles, construites depuis des siècles, permettent de cultiver des oliviers, des vignes, des pommiers et des cerisiers. Ces cultures sont adaptées aux conditions climatiques et topographiques de la région.
L’Anti-Liban une barrière naturelle entre le Liban et la Syrie
À l’est de la plaine de la Bekaa se trouve la chaîne de l’Anti-Liban, qui forme une barrière naturelle entre le Liban et la Syrie. Moins élevée que le Mont-Liban, l’Anti-Liban atteint son point culminant au Jabal el-Sheikh (Mont Hermon), à une altitude de 2 814 mètres.
Le Jabal el-Sheikh (Mont Hermon)
Le Jabal el-Sheikh, également connu sous le nom de Mont Hermon, est une montagne sacrée pour plusieurs religions. Elle est située à la frontière entre le Liban, la Syrie et le plateau du Golan occupé par Israël. Le Mont Hermon est souvent enneigé en hiver, et ses pentes abritent des sources d’eau importantes pour la région.
Les Vallées et les Déserts
L’Anti-Liban est caractérisé par des vallées profondes et des plateaux arides. Les vallées, comme celle de la Barada, sont des zones fertiles où se trouvent des villages agricoles. En revanche, les plateaux sont souvent désertiques, avec une végétation clairsemée et des conditions climatiques extrêmes.
La Plaine de la Bekaa
La plaine de la Bekaa est une vallée fertile située entre les chaînes du Mont-Liban et de l’Anti-Liban. Elle s’étend sur environ 120 kilomètres de long et 16 kilomètres de large, formant l’une des régions agricoles les plus importantes du Liban.
Agriculture et produits typiques du Liban
L’agriculture libanaise est variée et bénéficie des conditions climatiques favorables de la plaine de la Bekaa et des terrasses du Mont-Liban.
La plaine de la Bekaa :
- Céréales : Le blé de la Bekaa est réputé pour sa qualité. Il est utilisé pour produire le boulgour, ingrédient essentiel du kibbeh, un plat emblématique libanais fait de viande hachée et de boulgour.
- Légumes : Les tomates de la Bekaa sont particulièrement savoureuses. Elles sont la base de nombreux plats, dont le fasolia, un ragoût de haricots blancs à la tomate.
- Fruits : Les abricots de la Bekaa sont reconnus pour leur douceur. Ils sont souvent utilisés dans le qamar el-din, une pâte d’abricot séchée consommée pendant le Ramadan.
- Viticulture : Les vins de la Bekaa, produits depuis l’époque phénicienne, sont mondialement reconnus. Le Château Kefraya est un exemple de vin prestigieux de la région.
Le Mont-Liban :
- Fruits : Les pommes du Mont-Liban sont croquantes et juteuses. Elles sont souvent utilisées dans le fatteh, un dessert à base de pain, de pommes et de noix.
- Olives et huile d’olive : L’huile d’olive du Mont-Liban est réputée pour sa qualité. Elle est un ingrédient clé du zaatar, un mélange d’herbes consommé avec du pain.
- Pignons de pin : Les pignons du Mont-Liban sont considérés comme les meilleurs au monde. Ils sont utilisés dans de nombreux plats, notamment le riz aux pignons, souvent servi lors des fêtes.
La côte méditerranéenne :
- Agrumes : Les oranges de la côte sont particulièrement juteuses. Elles sont souvent pressées pour faire le sharab el-bortokal, un sirop d’orange traditionnel.
- Bananes : Les bananes libanaises sont plus petites et plus sucrées que les variétés commerciales. Elles sont souvent utilisées dans le mhalabiyeh, un dessert à base de lait et de bananes.
- Poissons : Le poisson frais de la côte est un ingrédient clé du sayadieh, un plat de poisson servi avec du riz et des oignons caramélisés.
Le Sud du Liban :
- Olives : Les olives du Sud sont réputées pour leur goût intense. Elles sont souvent marinées avec du thym et du citron pour être servies comme mezze.
- Tabac : Bien que non culinaire, le tabac du Sud est utilisé pour le narguilé, une partie intégrante de la culture sociale libanaise.
- Agrumes : Les citrons du Sud sont utilisés pour faire le kabees el-laymoun, des citrons confits utilisés comme condiment dans de nombreux plats.
Le Nord du Liban :
- Olives : L’huile d’olive du Nord est particulièrement appréciée pour sa saveur fruitée. Elle est l’ingrédient principal du baba ghanouj, une purée d’aubergines grillées.
- Figues : Les figues du Nord sont connues pour leur douceur. Elles sont souvent séchées et utilisées dans le maamoul, un biscuit traditionnel farci aux figues ou aux dattes.
Cette diversité agricole reflète la richesse de la cuisine libanaise, où chaque région apporte sa contribution unique à la gastronomie nationale. Les plats traditionnels mettent en valeur ces produits locaux, créant une cuisine qui est à la fois ancrée dans le terroir et ouverte aux influences multiculturelles qui ont façonné l’histoire du Liban.
La viticulture au Liban pour la consommation directe de raisin et la vinification
La plaine de la Bekaa est effectivement le cœur de l’industrie vinicole libanaise et produit des vins de renommée internationale.
La Bekaa est considérée comme l’un des berceaux de la viticulture mondiale. La ville antique de Baalbek, située cette vallée, était un centre viticole réputé depuis l’Antiquité, comme en témoigne le temple de Bacchus qui a été construit au 2ème siècle après J.-C.
La région bénéficie de conditions idéales pour la viticulture :
- Un climat optimal avec des nuits fraîches qui permettent une bonne concentration et qualité des raisins
- Une faible pression parasitaire
- Des sols naturellement riches
- Des réserves en eau relativement généreuses dans le centre de la plaine
On retrouve dans la Bekaa à la fois des cépages internationaux et locaux :
- Internationaux : Cabernet Sauvignon, Merlot, Syrah, Chardonnay, Sauvignon, Muscat
- Locaux : Obeidi (traditionnellement utilisé pour l’arak, mais de plus en plus valorisé pour le vin)
Le Liban, avec son relief varié et son climat diversifié, est une terre fertile qui offre une multitude de productions agricoles. Cette richesse naturelle constitue la base d’une gastronomie riche et savoureuse, célébrée pour ses plats emblématiques comme le taboulé et le houmous. Malgré les défis économiques auxquels le secteur agricole est confronté, la passion des Libanais pour leur terre et leurs traditions culinaires demeure intacte. La cuisine libanaise continue d’évoluer tout en préservant son héritage, faisant du Liban un véritable carrefour de saveurs et de cultures.
Le Liban est un pays de contrastes géographiques, où la diversité des paysages et des climats se mêle à une histoire riche et complexe. Des montagnes majestueuses du Mont-Liban aux plages ensoleillées du littoral méditerranéen, en passant par la plaine fertile de la Bekaa et les vallées verdoyantes de l’intérieur, le Liban offre une variété de panoramas qui en font un pays unique au Proche-Orient.
Cette diversité géographique a non seulement façonné l’environnement naturel du Liban, mais aussi sa culture, son histoire et son mode de vie.